⛓️🫡⏰Hier soir, j’ai été happée par les deux premiers épisodes de « Severance ». Au-delà du scénario captivant, c’est le traitement des espaces intérieurs qui m’a profondément interpellé. Cette série est une démonstration magistrale, par l’absurde, de l’importance cruciale de la conception des espaces de travail.
Circulations labyrinthiques, lumière artificielle froide, couleurs uniformes, bureaux entassés… chaque détail souligne à quel point l’architecture d’intérieur influence notre bien-être et notre productivité. En regardant la série, des réminiscences de cours de philo ont jailli et notamment « Discours sur la servitude volontaire » de La Boétie. C’est vraiment le thème de cette série appliqué au travail. Elle illustre parfaitement comment l’aménagement des espaces peut participer au contrôle et à la déshumanisation.
Au risque de divulgâcher quelques éléments des 2 premiers épisodes, voici quelques exemples qui m’ont frappée :
- ↪️↩️ Les couloirs : labyrinthiques, sans fin, isolent les différentes équipes ou services qui ne se croisent jamais et ne communiquent pas.
- ⏳ Les bureaux : Des sous-sols sans lumière naturelle, privant les employés de repères temporels et biologiques.
- 🪨L’open space : l’équipe de 4 personnes travaillent dans une très grande pièce dans laquelle leurs 4 bureaux sont regroupés, entassés, au centre. Ils ont de l’espace inutilisé, mais aucune intimité: même leurs séparateurs de bureaux laisse un « trou » assez grand pour que chacun des membres de l’équipe ait un oeil sur les 3 autres, tout le temps.
- ⬜⬛L’ambiance générale: on est dans « Playtime » de Jacques Tati; c’est-à-dire un design des années 50 des bureaux avec cloisons préfabriquées uniformes, lumière froide en plafond, matières synthétiques et dérivées du plastique. Le maitre mot: uniformité. En termes de couleurs, c’est cinquante nuances de gris. Sauf, sauf… la moquette verte au sol.
- ⛓️La « break room » : Un lieu oppressant, conçu pour soumettre et décourager, dans laquelle on entre par un couloir très étroit, de la largueur et hauteur d’une porte et avec un plafond noir. On suffoque rien que de le voir.
- La salle de « Bien-être » : Une tentative ambiguë de manipulation créant une illusion de confort: là se trouve de l’art, une lumière artificielle plus proche de la lumière naturelle, des matériaux naturelles comme la pierre ou le bois (au moins du simili) et je crois même une plante.
Et vous, avez-vous déjà ressenti le poids d’un espace de travail sur votre bien-être ? N’hésitez pas à me faire part de vos opinions et idées par email, par message ou commentaires sur Instagram et LinkedIn.
« Severance » nous rappelle que l’architecture d’intérieur peut être un puissant vecteur de mal-être. Mais elle peut aussi créer l’inverse ! ✨Chez Studio Baradoz, je conçois des espaces de travail qui favorisent la collaboration, la créativité et l’épanouissement, grâce à des aménagements modulables, un design durable ♻️ et des matériaux sains.
